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Prime de précarité : quand et comment l'obtenir ?

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Votre mission d’intérim touche à sa fin ? Découvrez quand et comment obtenir la prime de précarité, une indemnité de fin de contrat à laquelle vous avez droit !

1. La prime de précarité, une indemnité à recevoir à la fin de votre mission de travail temporaire

La prime de précarité est inscrite dans le Code du travail français (article L1243-8). Elle fait partie des indemnités que l’employeur verse au salarié à la fin d’un contrat de travail temporaire ou d’un contrat à durée déterminée (CDD).

Quand l’obtenir ?

  • Le versement de la prime de précarité a lieu à la fin du contrat de mission de travail temporaire.
  • La prime apparaît sur la dernière fiche de paie que vous recevez, en même temps que le salaire et l’indemnité de congés payés (aussi appelée indemnité compensatrice).

On parle aussi de prime de fin de mission pour les salariés intérimaires. Cette prime concerne des contrats courts et déterminés comme le contrat intérim, mais aussi les contrats saisonniers ou d’usage, les contrats « vacances », le contrat unique d’insertion (CUI) ou encore les contrats d’apprentissage et de professionnalisation.

2. Comment recevoir la prime de précarité ?

Bonne nouvelle : vous n’avez rien à faire ! La prime de précarité vous est automatiquement versée au terme du contrat de travail. C’est pourquoi elle apparaît sur votre dernier bulletin de salaire. Vous n’avez aucune demande à réaliser auprès de l’entreprise d’accueil.

L’objectif de cette indemnité est de compenser la nature temporaire et incertaine d’un contrat de travail « précaire ». Elle sert aussi de coup de pouce financier pour vous aider à faire face à une éventuelle période de chômage ou d’intermission.

Attention, il existe plusieurs conditions pouvant justifier le non-versement de la prime de précarité :

  • une faute grave ou lourde du travailleur intérimaire (vol, abandon de poste…) ;
  • une rupture du contrat anticipée et à l’initiative du salarié temporaire (sauf en cas de force majeure) ;
  • si l’entreprise utilisatrice propose d’embaucher le salarié avec un contrat à durée indéterminée (CDI) pour le même poste de travail et des conditions de travail similaires et qu’il refuse ;
  • si le salarié signe un CDI proposé par l’entreprise d’accueil directement après sa mission (car la situation de précarité disparaît).

Notre conseil : lisez toujours votre contrat de travail. Les informations concernant la prime de précarité, son taux et ses conditions de versement y sont écrites.

Quel est le montant de la prime de précarité ?

Le montant de la prime de précarité correspond à 10 % de la rémunération totale brut. Vous pouvez calculer le montant de votre indemnité de précarité sur le site du gouvernement.

Le taux peut dépendre de la convention collective de votre secteur d’activité. Par exemple, le BTP qui est l’un des domaines qui recrutent le plus en intérim, peut inclure des clauses, après un accord collectif, pour modifier le taux de la prime et ajouter des contreparties comme l’accès à la formation professionnelle.

Autrement dit, le montant exact dépend de deux points :

  • votre rémunération brute totale ;
  • le taux négocié lors des accords collectifs, qui dépend de votre convention collective de branche professionnelle. Il s’élève généralement à 10 %. Un pourcentage inférieur donne lieu à des compensations (actions de formation qualifiante pour faire évoluer votre niveau de qualification et développer de nouvelles compétences professionnelles).

Par exemple, si vous avez signé un contrat d’intérim avec une mission de deux mois et touché 1.750 euros brut par mois (soit 3.500 au total), vous recevrez une prime de précarité de 350 euros.